18 février 2011

"Docteur Rafto, sur le fil de la vie"

Dès le 2 mars, à 20h20, RTL-TVI diffusera le premier épisode de “Dr Rafto”. Un docu-soap médical en 4 épisodes sur un virtuose belge de la neurochirurgie.

Pour l’équipe de "Keynews" (boite de production de Georges Huercano), le tournage du docu-soap s’engage fin 2009, au service de neurochirurgie des cliniques universitaires de Saint-Luc. Pendant un an, elle marche sur les pas du Dr Christian Raftopoulos, alias Dr Rafto, un neurochirurgien belge dont la dextérité et le doigté ont gratifié, en partie, le service d’une renommée internationale. 2011, au rythme des anévrismes, traumatismes crâniens, tumeurs et hernie discale, l’équipe de tournage parvient à boucler la série : "Nous sommes en train de monter le troisième épisode et nous devons encore tourner quelques séquences pour le quatrième et dernier épisode de la série", indique le producteur, Georges Huercano.

Diffusé tous les mercredis, dès le 2 mars prochain en prime time, Dr Rafto : sur le fil de la vie H H (1/4) s’émerveille devant le coup de scalpel du neurochirurgien et décrypte les relations confuses qui l’unissent à ses patients. "J’ai voulu montrer autre chose que le sordide et le meurtre que l’on peut voir habituellement dans des émissions comme Indices par exemple. Je voulais montrer aux téléspectateurs qu’en Belgique, il existe aussi des gens qui posent des actes positifs."

Le choix du docu-soap, mariage entre le documentaire et la fiction, s’impose donc naturellement au producteur et journaliste, Georges Huercano, qui semble enfin renouer avec un journalisme plus authentique. Contre toute attente, l’absence de mise en scène ostentatoire bannit la dimension voyeuriste. In fine, la série, certes émouvante mais jamais larmoyante, se rapproche davantage du réel. Un paradoxe original pour un docu-soap !

Enfin, malgré un carcan médical étouffant, la "voix off" vulgarise les termes les plus techniques, évitant ainsi tout excès scientifique.

Finalement, plus "docu" que "soap", Dr Rafto, "filmé à la façon d’un reportage", emprunte à la fiction ses codes les plus élémentaires (déjà adopté par le documentaire classique), afin de séduire un large public. "Tout le monde connaît et apprécie les codes de la série télé", justifie Stéphane Rosenblatt, directeur des programmes, "c’est donc naturel d’utiliser ces codes pour intéresser le plus de monde possible à un sujet aussi pointu que celui de la neurochirurgie à une heure de grande écoute. Mais tout est vrai, les médecins existent, les malades et l’hôpital aussi ! Leurs vies sont seulement racontées selon les codes de la fiction. Une situation de départ, une rupture, une intrigue, un suspense et enfin un dénouement [ ] Ce qui doit toucher davantage le téléspectateur". Un exercice auquel se prêtaient déjà, avec succès, de nombreuses chaînes de télévision étrangères (Channel 4, BBC, TF1) mais aussi flamandes (VRT et JIM TV).

"Le plus important est de montrer que la neurochirurgie est un domaine particulier dans lequel la Belgique excelle particulièrement. Aussi, il n’y a pas que des histoires qui finissent bien, c’est la réalité qui veut ça. C’est la raison pour laquelle j’ai dû essuyer de nombreuses critiques. J’ai même reçu une convocation de l’Ordre des médecins" confiait Christian Raftopoulos, faussement présenté comme le pendant belge du cinglant Dr House.


http://www.lalibre.be/culture/mediastele/article/642802/docteur-rafto-sur-le-fil-de-la-vie.html

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